Ça fait des jours que je me pose une question : Pourquoi je t'aime ?
Ou devrais-je dire, Pourquoi je n'aime pas les autres ?
Parce que les autres n'ont pas cette étincelle dans le sourire, ces yeux sans fonds dans lesquels je plonge à chacun de tes regards envoûtants, ce naturel, cet air innocent, et tout ce qui fait que tu es merveilleuse. Les autres ne te ressemblent en rien.
Et si tu me demandais de te prouver que je t'aime, qu'est-ce que je ferais ?
Je crois que je pleurerais. Parce que ça voudrait dire que tu n'en es pas sûre. Parce que ça voudrait dire que je ne te le dis pas assez, peut-être, parce que ça n'est pas assez évident. C'est pourtant pour moi la seule évidence.
Je te l'ai déjà dit, et je te le redirai autant de fois que tu me le demanderas, autant de fois qu'il le faudra. Je t'aime. Et même si ce ne sont que des mots, ce sont mes mots. Et même si ce ne sont que mes mots, ce sont ceux que je te dis, ces mots qui sont pour toi, rien que pour toi et tout à toi, toi seule les entendra à jamais, ils te sont réservés, ce sont les tiens autant que les miens, et ils portent en eux tout l'amour que j'ai pour toi. J'ai toujours peur qu'ils tombent à cause du poids qu'ils portent, et j'ai toujours peur qu'ils ne t'arrivent pas, ou bien qu'ils s'arrêtent un peu, pour se reposer, et laisser un peu d'mon amour de côté, pour avoir un p'tit peu moins à porter. Parce qu'ils sont courageux, mes mots, mais quand tu sais tout ce qu'ils portent, tu comprends qu'ils commencent à fatiguer...
Mais après, je comprends ce qui se passe. C'est vrai qu'ils ont tellement à porter. Mais ce n'est pas lourd à porter, ce n'est pas dur à porter. J'crois même qu'ils aiment le porter. Parce que mon amour pour toi, ce n'est pas quelque chose de désagréable, non, non. C'est quelque chose de tendre et de beau, c'est calme et c'est doux, et c'est en même temps tellement fort, tellement grand ... J'sais même pas s'il existe des mots pour te dire comment il est.
Et pis, t'façon, je ne veux pas qu'il existe un mot pour pouvoir te le décrire.
Je veux essayer de te le dire avec ceux qui existent déjà, tous ceux fidèles qui m'ont déjà aidé, qui sont avec moi depuis si longtemps, c'est avec eux que je veux essayer encore et encore de trouver comment te le dire, et puis échouer, mais peut-être m'en approcher toujours plus.
Et si ça se trouve, ils seraient jaloux, les autres mots, de voir un nouveau débarquer, comme ca, qui te dirait mon amour, et puis voilà ^^
Et ils voudraient plus m'aider, et j'pourrais plus rien te dire, et j'veux pas d'ça !
Moi je veux te parler, encore et encore, sans m'arrêter, je veux te dire, je veux t'expliquer. Passer longtemps, avec toi dans mes bras, à te serrer fort, et te parler à l'oreille, te chuchoter quelque chose, n'importe quoi, te bercer, et de ma voix, te laisser glisser doucement dans un rêve, peut-être bleu, peut-être rouge, la couleur ce n'est pas grave, du moment qu'il n'est pas noir.
Mais s'il est noir, noir comme la nuit qui nous recouvrira, ou noir comme les méchants, tu m'appelleras, et je viendrai avec toi, dans ton rêve, et puis je changerai les couleurs, je t'en mettrai plein plein plein, oh oui...
Je te peindrai le bonheur, je te peindrai la joie, pis tu souriras, du même sourire que les anges quand ils dorment au soleil, sauf que toi, tu seras un ange qui dormira la nuit sous la lune attendrie. Et moi je ne dormirai pas, moi j'serai toujours là, à te regarder, à te trouver belle, et à me le dire encore une fois, et je verrai en même temps que la lune illumine ton visage, que ton sourire illumine le mien, pis d'un coup, ça sera comme s'il faisait jour, comme si le soleil avait retrouvé la lune, pis moi je serais heureux, et j'me dirais que mon amour, il est aussi beau que ton sourire. Ça me donnerait déjà un point de comparaison, comme ça, mais toi, ça ne t'aiderait pas, vu que ton sourire, tu ne le vois pas...
Et puis si ça se trouve, il y aura une fée qui passera par là. Oh, pas une méchante fée, s'pas possible, non, mais une fée qui serait gentille, comme la fée clochette, voui, la fée du pays imaginaire, tu te souviens ^^ ?
C'est le seul chemin qu'il faut connaitre, surtout faut pas l'oublier, c'est la deuxième étoile à droite, et après, tout droit jusqu'au matin. On peut pas s'perdre, mais là-bas, on peut s'aimer, ça c'est sûr, ça c'est vrai.
Et si tu te réveilles, ce n'est pas grave, pas grave du tout, moi je t'aime, alors, tu crois bien que j'vais pas me plaindre, oh non, je ne vais pas m'plaindre, je serais heureux, heureux de t'avoir pour moi, rien que pour moi, et tout à moi...
Si ça se trouve, on serait dehors, sur la plage, sur n'importe quelle plage, toutes les plages du monde se valent tant que t'es dessus, et pis en face de nous, il y aurait la lune qui se refléterait sur l'eau, et il commencerait à faire froid, et pis tu m'le dirais, et moi j'te sourirais, et je te réchaufferais...
Et cette nuit, elle serait inoubliable, parce qu'elle serait avec toi.
Et il y aurait encore de la place dans mon c½ur, il ne faut pas s'inquiéter pour ça, de toute façon, mon c½ur, maintenant, il est extensible, il grandit en même temps, il a déjà du tellement grandir pour pouvoir accueillir tout mon amour, alors t'en fais pas, on peut bien rajouter une nuit ou deux, voir quelques centaines, il y aura toujours de la place...
Je crois que je peux te dire que je t'aime, de toutes les façons qui soient. Je voudrais commencer par te le dire, puis te le chanter, puis te le jouer, je ne sais pas avec quel instrument, mais ce n'est pas grave, on ne s'en occupe pas de ça... Et j'te ferais des photos, des dessins, je ne sais pas ... J'essayerais de te peindre mon amour, tout l'amour que j'ai pour toi... Il faudra une grande toile, aussi, sinon, tu risques d'en avoir une trop petite partie. De toute façon, il n'y aura pas tout, ce n'est pas possible, mais faut bien qu'on en voit un peu...
Et puis, je n'y arriverai pas, je ne saurai pas trop comment m'y prendre, et je raterai, et je recommencerai, et pis même si ça sera beau, ça ne sera pas encore mon amour. Et puis toi, tu bouderas, et tu me demanderas pourquoi je n'y arrive pas.
Et moi je te dirai que je ne sais pas à quoi il ressemble mon amour, que mes couleurs, c'est comme mes mots, que j'en n'ai pas assez pour tout ce que je voudrais te dire ou te peindre, que mon amour, ce n'est pas juste mes mots, que ce n'est pas juste mes couleurs, que c'est plus, bien plus, tellement plus, et toi tu me diras...
Et si je te demandais de me prouver que tu m'aimes, tu ferais quoi ?